Emploi : Et pourquoi ne pas partir télétravailler à l’Ile Maurice ?

2022-06-09 08:16:46 By : Ms. Chan Amy

Économie Pourquoi ne pas partir télétravailler à l’Ile Maurice ?

VIE PRATIQUE Grâce à la démocratisation du télétravail, il est possible d’emporter son ordinateur dans un petit coin de paradis. L’île Maurice fait partie des pays qui vous facilitent la tâche

La pandémie de Covid-19 a donné des envies d’évasion a de nombreux travailleurs coincés entre quatre murs. Et grâce à la démocratisation du télétravail, c’est aujourd’hui possible de concilier vie professionnelle et cadre idyllique. D’autant que de nombreux pays désireux de rebooster leur économie font désormais tout pour attirer des actifs avec un bon pouvoir d’achat. La « workation » – contraction de « work » et de « vacation » – est donc en plein essor.

Alors que les destinations paradisiaques rivalisent d’arguments pour convaincre, certaines n’hésitent pas à se lancer dans des tournées marketing pour faire valoir leur attractivité. C’est notamment le cas de la délégation de la République de Maurice, qui a tout récemment vanté son développement dans cinq grandes villes de France. L’occasion d’en apprendre davantage sur l’accueil réservé aux candidats au télétravail sur l’île.

« Nous avons ouvert le permis de résidence aux expatriés dès 2006. On a aussi mis en place des formules pour les retraités et les salariés détachés. Mais le sujet du télétravail est tout récent », explique Heerun Ghurburrun, responsable du bureau de l’EDB Mauritus, l’agence nationale pour le développement économique du pays. Ce n’est qu’avec la pandémie et les multiples confinements un peu partout dans le monde que le home office est devenu, un temps, la norme. Et le conseiller économique à l’ambassade à Paris d’expliquer : « Alors qu’un visa touristique ne dépasse pas 6 mois, on a constaté que de plus en plus de personnes voulaient pouvoir travailler à l’étranger de façon prolongée. En 2020, on a donc créé le Premium visa, qui a une durée d’un an ou plus. »

Le succès a dépassé les espérances du gouvernement, puisque plus de 2.000 demandes ont été envoyées au cours des deux années écoulées. À tel point que le dispositif qui devait au départ être temporaire, a été pérennisé.

Si l’aventure vous tente, sachez que le Premium visa est ouvert à toutes les nationalités et se demande en ligne, sur la plateforme dédiée Residency.mu/fr. Pour l’obtenir, il faut pouvoir justifier d’un lieu de résidence ou au moins d’un point de chute à l’arrivée à Maurice, mais aussi de revenus suffisants pour résider dans le pays durant ce long séjour (environ 1.300 à 1.400 euros par mois sont requis).

Dernière condition : s’engager à n’exercer aucune activité économique sur place. En tant que télétravailleur, vous travaillez en effet pour votre entreprise basée en France et continuez à payer vos impôts et à cotiser pour vos droits sociaux dans l’Hexagone. Grâce à une convention fiscale entre les deux pays, vous n’aurez d’ailleurs pas à subir de double imposition durant votre séjour.

La République de Maurice présente de nombreux attraits pour les Français, qui représentent la première nationalité touristique du pays. De par son statut d’ancienne colonie française, cet État insulaire est non seulement bilingue mais il a également conservé une bonne partie de la législation hexagonale. Ainsi, le droit immobilier est quasiment le même que le nôtre, tandis qu’un système notarial similaire encadre les achats et ventes. De quoi rassurer tous ceux qui voudraient s’établir dans le pays.

Le Premium visa fait alors office de période d’essai pour les actifs qui sont tentés par l’expatriation. À l’expiration de leur titre de séjour, 30 à 40 % des télétravailleurs basculent vers un permis de travail classique (Occupation permis) d’une durée de dix ans, selon le conseiller économique à l’ambassade. Afin de les aider à poser leurs valises, un système de passerelle a d’ailleurs été créé afin de faciliter cette démarche.

La République de Maurice n’est pas la seule à faire les yeux doux aux télétravailleurs. Les îles antillaises d’Antigua et de Barbuda ont par exemple mis en place un visa « Nomad Digital Residence » valable deux ans. Sauf qu’il faut afficher plus de 40.000 euros de revenus annuels pour y prétendre. Même chose avec le « Welcome Stamp », qui permet de séjourner un an à la Barbade.

Dubaï fait également payer très cher son accueil, puisque son programme « Virtual Working » d’un an nécessite de gagner quelque 4.000 euros mensuels.

Destinations bien plus accessibles, le Mexique fixe la barre à environ 30.000 euros à l’année pour résider entre 180 jours et jusqu’à quatre ans, tandis que le « Remotely from Georgia » permet de vivre un an en Géorgie dès lors qu’on perçoit plus de 1.600 euros par mois et qu’on a une couverture santé.

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